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Dimanche 11 septembre 2005
Thèmes :  paranormal, parapsychologie, spiritisme, astral, univers parallèles, esoterisme.
 
Voici le récit d'exploration d'un libre penseur et voyageur de notre époque contemporaine. Pour contrebalancer l'opinion publique sur les univers parallèles et les moeurs de leurs habitants, j'ai mis en ligne ce récit d'aventure. Une histoire vraie, une histoire d'amour. Où rêve et passion explosent pour libérer un jeune terrien  de la hantise et  du mysticisme. Je ne suis pas un héros de science fiction ou d'urban fantasy, mais bien un  garçon qui vit parmi vous. Mon histoire débute à mes 18 ans. Et se résume à une intrigue  entre deux associations de l'invisible littéralement opposées, mais que quelque chose en moi va  réunir. La compétition sectaire va faire place à un conflit de génération : querelle de famille ou prélude d'une ère nouvelle ?
 
 
 
 
DU RÊVE A L'INCOMPREHENSION
DU RÊVE A LA MUTATION
DE L'INITIATION AU SACRIFICE ULTIME
GUET- APENS
L'AMOUR  BRILLE SOUS LES ETOILES
TERRIENS ET EXTRA TERRESTRES
MANIFESTE
PLAISIR ET ESOTERISME
VISIONS ET TECHNIQUES
TRAVESTISSEMENT ET TECHNIQUES
L'AUTEUR
ACTUELLEMENT
( Attention : mises à jour et corrections  régulières. )
 
 
DU RÊVE A L'INCOMPREHENSION
 
 
Une nuit, ils sont venus et m'ont entouré. L'un d'eux m'a pincé les lèvres pour me sommer de me taire.  Mais il ignorait qu'un autre  l'avait fais avant lui... un autre d'un autre clan...
 
En fait, j'étais pris au feu de  plusieurs clans différents par leur philosophie, mais tous occupés à mener une campagne de recrutement à travers la planète, dans un but plus ou moins universaliste. Parallèlement, j'affrontais une horde d'individus rancuniers des êtres humains incarnés et qui parcourent les maisons pour déranger, harceler les êtres humains inconscients.
 
Ainsi faux dieux, maîtres, pretresses antiques, commis, fauves astraux et bandit des univers parallèles complotaient et se croisaient sans se saluer autour de mon lit : lieu de départ vers ces espaces sans dieu ni police, où les individus voyagent, jouent, rient, s'aiment ou se haïssent comme dans nos sociétés.
 
Pourquoi une telle similitude ? Parce que ce sont les mêmes personnes qui participent à la vie sociale sur terre et dans les univers parallèles. En quittant son corps, l'être humain emporte ses passions avec lui. Et au lieu de s'élancer vers les étoiles, il préfère suivre sa famille dans ses déplacements, rester dans le village, la région , la ville qu'il avait l'habitude de parcourir.
 
Pourquoi recrutent-ils ? Officiellement pour aider les êtres humains à  sortir de leurs guerres familiales, sociales ou internationales. Mais les méthodes différent.  Et c'est principalement le décalage entre ce qu'ils promettent aux sympathisants et le traitement qu'ils font subir aux initiés ou ceux qui désobéissent qui m'a mis la puce à l'oreille.
 
Pourquoi un garçon rebelle et ambitieux ? L'accessibilité. La possibilité  de communiquer tous les jours de bouche à oreille avec moi. Les médiums sont rares et les thélépathes ne reçoivent pas complètement les informations. L'opportunité de recruter un jeune capable de voyager hors son corps et de mémoriser des instructions  ou une conversation facilement et de la restituer fidèlement est donc d'un intérêt stratégique. D'autres prétendent que j'ai fais quelque chose d'inhabituel mais sans commentaire.

C'est toutefois un long processus physique et psychique qui a démarrer en l'an 2002 et duré une année. J'étais au lycée en Terminale à Paris, dans le 91. Je rêvais d'une autre vie et d'amis moins grossiers. De devenir moins négligent  et de contenter mes parents. Je lisais beaucoup (physique quantique, histoire des idées, ..) et je sortais moins.
 
 C'est ainsi que je suis tombé un jour sur un livre du philosophe Henri Bergson, un essaie sur les rapports entre la matière, la mémoire et l'esprit. Je ne l'ai pas lu en entier, mais c'est bien après cette brève lecture que j'ai commencé à m'intéresser à ces sujets et à les étudier sur moi-même.
Sur internet, je suis également tombé sur des extraits ésotériques où des personnages antiques promettaient angéliquement gloire et bonheur à tous les habitants de la terre et qu'ils aimaient chacun de nous sans conditions. Paradoxalement,  ils faisaient croire aux lecteurs, que le temps s'était accèléré, que la terre s'auto-détruirait et qu'il fallait se presser d'agir. Ils prétendaient abolir les religions qu'ils avaient fondées et se disaient esprits supérieurs,  irrésistibles ( Fraternité blanche, Le Livre des esprits d'Allan kardec, etc)
 
 
 
 DU RÊVE A LA MUTATION

 
Je pense que je les ai cru car très rapidement mes rêves se sont  transformés en vision durant mon sommeil. Je  ne l'ai pas compris tout de suite et j'ignorais qui manipulait mon corps, mais j'étais maintenant accessible par des maîtres, des anges, des guides etc. A ce stade,  pour moi ce n'était encore que des productions de mon subconscient. Cependant, les contacts devenaient de plus en plus impressionnants, voir douloureux.
 
Pour parfaire l'accesibilité, on m' a décollé brutalement de mon corps  et les films qui protégeaient mon ouie ont été déchirées : je pouvais maintenant glisser hors de mon corps sur une dimension proche de la notre. Le premier contact sur ce type de  plan était inatendu : un  être  rageux avait fait le siège et me harcelait jour et nuit. Jusqu'au jour où j'ai osé le saisir,  le plaquer contre mon lit et le frapper plusieurs fois en plein visage.
 
J'ai compris alors que j'avais affaire non pas à une production de mon subconscient mais à un être intelligent, qui agissait volontairement. Ma conclusion été que des gens avaient manipulé mon corps sans précaution et m'avaient ainsi livré aux malfrats de l'astral. Dans quel but  ? En tout cas c'est un processus accablant où je recevais des décharges électriques et ma vision restait bloqué parfois entre mon corps et l'extérieur sans aucune aide. Pas d'explication, pas non plus de main chaleureuse pour me supporter.
 
Des parents d'autres familles venaient maintenant à mon lit pour me solliciter et les aider à contacter leurs enfants. On me donnait des adresses et on montait de petites mises en scènes pour me contenter. Mais je savais que si j'acceptais,  ma vie deviendrait encore plus infernale qu'elle ne l'était déjà.
 
J'avais toutefois accepté une fois d'aider un jeune dans le même cas que moi et dans la même  ville. On était au lycée ensemble avant qu'il arrête les cours.  Notre rencontre n'étais pas une simple coîncidence et le souvenir de cette nuité où je rentrais chez moi à trois  heure du matin après l'avoir raccompagné, la cheville enflée après un choc à l'école, ne me présageait rien de bon. De plus, il ne savait plus exactement ce qu'il voulait alors je l'ai contacté une autre fois sans réponse et je ne l'ai plus revu.
 
De plus, j'étais maintenant accessible à  tous les malfrats de l'astral qui rôdent en quête de victimes faciles. Epuisé je redoublais ma terminale, je loupais  mon permis de conduire et je quittais ma petite amie pour la protéger.
 
Le processus était maintenant assez avancé : des mains sont venues me saisir à nouveau mais je me débattais maintenant pour me défendre. Par le toucher et les coups échangés ,  je prenais rapidement conscience de leur forme, de leur physique, de leur limites...par la répétition des assauts  et la diversité des intervenants, l'année suivante j'ai commencé  à me déplacer rapidement, à anticiper leurs actions, à les saisir à distance, à les rejoindre dans des régions où le milieu est moins dense et les combats plus spectaculaires.
 
J'étais surtout pris d'assaut par des grincheux autonomes ou en bande et des commis à la solde de quelques cercles inspirés par la fraternité blanche, les maîtres ascensionnés, des divinités orientales, ou d'autres gourous en quête de reconnaissance. Et bien d'autres. A eux sont ensuite venus se greffer des parents de la famille à ma mère.
 
 Les têtes pensantes restent en générale à distance et observent ou reçoivent un rapport sur mes réactions aux visions et aux propos des commis ou agents mandatés.  Les visions sont en général inspirées de mon imagination et ils alternent souvent cacophonie visuelle et  scènes de bonheur , pollution visuelle et ambiance paradisiaque pour me déboussoler et  gagner ainsi mon attention pleine et entière.
 
Je suis généralement entouré d'un espace et d'un ciel vaste qui me donne une impression d'infinité et m'ôte l' envie d'aller me promener plus loin; un commis dans mon dos surveille que je ne sorte pas du cercle d'expérimentation. Pour obtenir un décors visuel de meilleure qualité dans l'astral inférieur, ils s'y mettent généralement à plusieurs. Des figurants sont parfois implantés dans le décors pour me donner l'illusion d'être dans un lieu que je connais , avec des gens que je connais :  l'école, la gare, la maison, etc.
 
Au cas où je destabiliserais la mise en scène, pour me garder plus longtemps  ils recréent systèmatiquement une illusion semblable à ma chambre mais  les détails ne trompent pas. Ils passent le plus clair de leur temps à observer mes faits et gestes, mes travaux et mes rencontres pour ensuite les récuperer dans une vision ou un test psychologique. Le but est de me faire croire qu'ils sont dans ma tête ou mon subconscient.
 
Toutefois j'ai également retrouver des amours d'autrefois, des amis qui viennent me supporter de temps en temps,  j'ai appris à jouer avec la lumière, à  produire des visions prodigieuses.  J'ai  retrouvé mes rêves d'enfant et le vent de la liberté souffle à nouveau dans mon dos.  Je profite également de leurs mises en scènes intéressées pour me divertir car elles  sont souvent inspirées de mon imagination, de mes rêveries  et des choses que j'aime.
 
Des maîtres, des dieux, des commis, des prêtresses ont défilés ensuite pour communiquer et me pousser à m'abonner à leur cercle. Ils empruntaient les apparences de mes parents biologique, de mes oncles, de mes amis, de héros de cinema. Mais ce qu'ils ignoraient c'est que des doublons les précédaient toujours  et que leurs talents d'illusionnistes n'étaient plus un secret pour moi. J'étais réveillé. Et je leur demandais maintenant d'arrêter de se travestir.
 
Ensuite je suis devenu ingérable, "un sauvage sophistiqué"  d'après l'un d'eux , malgré tous les sièges, les mises en scène et les discours  organisés pour jouer sur ma psychologie. Beaucoup ont lâché prise mais d'autres continuent de revenir à l'assaut.
 
Pourquoi tant d'achanement ?  Rien n'est sûr mais petit à petit  les langues se délient au  fil des campagnes. Plusieurs intérêts sont invoqués :
 
 
l'intérêt  technologique :"il ne restait plus qu'à t'enfoncer une puce dans la nuque pour que tu deviennes un serviteur de dieu"
l'intérêt sentimental : "tu nous a ridiculisé , ça va te coûter cher"
l'intérêt  idéologique : " tu es égoîste et tu refuses d'aider les autres"*
 
 Autre :
 
"tu es un adepte commode mais tu n'a pas assez de grandeur"
"tout aurait changé si tu avais accepté"
 
 Pendant la mutation j'ai eu droit à un silence implacable et quelques visions cauchemardesques pour tromper mon imagination et me rendre plus réceptif. Aujourd'hui les mises en scènes s'estompent sur mon interpellation et se teminent en face à face avec les commis et les agents des cercles précités : les discussions sont crues et les réponses me confirment d'avantage ce que je préssentais.
 
Pour eux je ne suis pas et je n'ai jamais été un être à chérir mais un être humain à exploiter : un pion à la solde de l'invisible, au service  de leurs idéologies  particulières et désir de conquête sociale.
Ils avaient renié le don de la douceur et le potentiel diamagnétique du corps humain.
Quoi qu'il en soit, il existe des milliers d'adeptes sur terre qui seraient prêt à donner leur vie pour goûter aux privilèges qu'ils promettent en échange d'une adhésion. Pourquoi s'acharner sur moi ? 
 

 
 
 
 A l'état de veille, je remettais en cause les incohérences de mes parents biologiques et je quittais définitivement la religion chétienne. Ma mère insistait pour que je reste en théorisant sur mon avenir et en me traitant de possédé. Elle fuyait ainsi le  débat ouvert en se cachant derrière l'inaccessibilité des mystères de la bible et la suprêmatie de la religion chrétienne.
 
Mais quelques mois plus tard, elle changeait elle-même de religion  : elle quittait la religion catholique pour adhérer à une secte se disant la secte d' el-Chadaî, implantée au Burundi, en France, aux Etats unis etc. Ils se défendent d'être une secte ou une religion : l'intérêt réside principalement dans les célébrations conviviales qu'ils organisent et auxquelles j'ai participé deux fois par solidarité avec mes parents biologiques. Autrement on retrouve toujours le même amalgame entre  la liberté, l'amour, et l'absolutisme des religions antiques.
 
Mon père et ma soeur s'abandonnaient  à sa suite après une démarche spirituelle de quelques jours. Ma mère s'en servit immédiatement comme pretexte : elle prétendait que la conversion aisée de mon père et ma soeur était un signe  de dieu et qu'il lui avait donné la possibilité de chasser les esprits qui me dérangeaient, à condition que je me convertisse à mon tour, 
 
Je la félicitais et j'acceptais son aide mais  je  déclinais poliement son offre :
 
-d'obéir à sa secte
-d'adorer un  dieu iconographique ou un  gourou  
-De la même manière que je déclinais de servir  la fraternité blanche, les maîtres de la chrétienneté,  les anti-christ  et  plétore d'autres sectes de l'invisible. 
 
Depuis ce jour, un bloc s'est formé à la maison : d'un côté mes parents biologiques au service de ceux là même qui rêvent de me recruter, et de l'autre un jeune homme prêt à  se battre sur tous les fronts par amour pour  ses rêves les plus romantiques. Voici toutefois un petit retour en arrière pour expliquer comment je me suis mis à dos des membres de la fraternité blanche et leurs opposants. Ou comment mes parents sont momentanément devenus le pivot de leur stratégie.
 
 
 
 
 DE L'INITIATION AU SACRIFICE ULTIME
 
Il est vrai que j'avais émis l'intention dans mon coeur et verbalement, de devenir un garçon plus prévoyant et de mener une vie moins mondaine et plus entrepreneuse. Mais jamais je n'avais promis de devenir un serviteur de la fraternité blanche ou un équipier des maîtres ascensionnés et leurs partenaires. Mais c'est ce qu'ils ont cru apparement.
 
Sans mon consentement et sans me communiquer les détails de l'expérimentation, un rituel iniatiatique avait commencé  dès la première vision et devait se clôturer par un déni total de mon corps , de mon amour propre et une allégeance entière à leur cercle spiritualiste.
 
Tout se passait par l'entremise de visions plus ou moins extraordinaires. Ils avaient inventé un système de visions d'excellente qualité visuelle et qui devait s'adapter continuellement à   mes goûts et me maintenir dans l'illusion que j'avais toujours ce que je désirais. Mais, sans oublier les signes précurseur d'un appel d'autorité divine,à m'engager définitivement à leur suite.
 
L'effet pervers de ces visions, c'est que l'individu est enfermé dans un système qu'il croit être un ensemble d'univers parallèles, d'espace rééls où les seuls entités qui lui parlent sont dieu et les maîtres. Que les personnages mythique qui le croisent comme les fées ou les anges, sont bel et bien réels.
 
Hors il s'agit bel et bien d'illusion visuelle et auditive, où tout le monde se travesti un moment pour  te suggerer une idée précise , en  te dissuadant  par le biais des décors ,d'éprouver les frontières de cet espace illusoire  et temporaire.
 
L'individu ne sera jamais informé de ses capacités à générer lui aussi ce type de visions ou de les dissoudre, ou de se défendre dans des régions proches de la surface du sol, contre les malfrats de l'astral  en  générant une énergie capable d'éclairer et de tout brûler aux alentours.
 
Ces hommes d'outre-tombe se prennent en générale pour des spécialistes de la psychologie humaine et  adhèrent à la théorie du mensonge nécessaire.
 
Beaucoup de leur doyens croient encore que l'on peut soigner l'horreur par l'horreur, de la même manière que les homéopathes soignent une maladie par ce qui l'a provoqué.
 
Ils jouent sur les croyances et contrastes les conditions d'expérimentation, pour t'humilier et flatter ton imaginaire en même temps. Experts  de l'auto-suggestion ils se sont convaincus que c'était pour le bien de l'humanité.
 
C'est le travail des agents,  des commis et des partenaires. Les maîtres, les gourous, se contentent d'enseigner quelques tours de passe-passe et des paroles de sagesse  bien ponctuées.
 
La première étape consistait à flatter en moi le sentiment d'être un élu, un être exceptionnelle, différent des autres et qui ne craint pas le danger.
 
Dans les visions associées, je me retrouvais au milieu d'un groupe et un maître approchait pour tester chacun de nous en vomissant des cancrelas ou en projettant des fantômes autour d'eux par exemple. Conscient que j'étais bien endormi et qu'aucun dégât biologique ne pouvait m'arriver, je riais de chatouillements ou de ceux qui s'enfuyaient à toute vitesse.
 
Dans la deuxième étape  je devais visionner toutes les horreurs de la terre. De cadavres d'enfants jusqu'à des scènes où je me faisait lyncher.
 
La troisième étape consistait à m'initier au silence. J'assistait à des scènes apocalyptiques où la terre explosait. Je courais alors pour prévenir mon entourage mais personne ne m'écoutais. Les parents étaient joués par des figurants et le but était de me suggérer que même si j'en parle, personne ne me croira. Les seuls qui me comprendraient, c'était les membres de l'organisation.
 
La quatrième étape consistait à flatter en moi l'idée de la divinité. Mais comme tout le sytème qu'ils avaient imaginer, ce dieu devait s'adapter à mes goût du moment, à mes caprices. En sa présence j'étais dopté de dons spéciaux mais illusoires, c'est à dire que ce n'est pas moi qui les provoquais. Et des foules me suivaient pour écouter les propos de  ce dieu ou mime dans un vaste rassemblement en plein  air.
 
Les figurants passaient pour des anges, des adeptes, etc.
 
Mais déjà toute cette pollution visuelle commençait à m'exaperer, les poussant à modifier plus fréquemment les modalités de l'expérimentation. De plus, toutes les tourmentes qu'ils m'avaient fait passer sans que je sache leur identité ni où j'étais, avais fait naître en moi un désir : un désir qui allait compromettre leur projet et ouvrir les portes à la concurrence.
 
 
 
 
En 2003 les visions devenaient de plus en plus rudes. Mais parallèlement j'avais sélectionné des vocables dans la langue française et des peintures d'artistes sur le web, dépouillées de toute référence à une personnalité, un groupe sectaire, ou à une idée fataliste, inertiste, ritualistique ou absolutiste de la vie :
 
des mots magnifiques mais rarements employés, des tableaux merveilleux, des dessins animés, un parc  pour me reposer, stimuler mon mental et réveiller l'imaginaire de mes rêves les plus prodigieux.
 
 
Petit à petit, mon auto-motivation m'a mis en décalage avec l'univers mystérieux qu'ils avaient créé pour moi. De plus, la fréquence de diffusion n'était plus suffisante pour me maintenir dans un état de déboussolement total.
 
Je les retrouvais avec une conscience nouvelle, authentique et une volonté exacerber de faire tomber les rideaux.
 
De plus, la confrontation avec les sauvages auxquels ils m'avaient livré pour m'humilier  et les retouvailles inopinées avec une amour de jeunesse, avaient ravivé en moi le flambeau de la joie, le souffle de  liberté.
 
Un moment je leur faisais confiance car je me souvenais de ces livres où ils me promettaient monts et merveilles, de transformer mon corps et  de faire de moi un coeur libre ( Les êtres de lumières) .
 
J'honore toujours  leurs intention, et leur désir d'aider l'humanité à leur manière, mais pas  la méthode avec laquelle ils traitent leurs  "élus".
 
En échange de ma confiance j'avais  eu droit à quelques tours d'illusionnistes et une machination abracadabrantesque pour me mener à l'abandon total.

La cinquième étape consistait ainsi à me demander le sacrifice ultime. Pour la première fois j'allais découvrir ceux qui  cautionnaient les manipulations dans mon sommeil et les enjeux de mon adhésion.
 
Comme par hasard les moments où ils venaient me parler, intervenaient après une bagarre où je luttais avec des êtres rageux et ténébreux de l'astral. Cette nuit là j'étais épuisé. Elles  sont  toutefois venu à mon chevet et dans leur désir de s'adapter à mes goût du moment, elles m'ont dit être des fées.
 
Elles étaient trois et je voulais en caresser une mais elle semblait réservée. Elles disaient que j'avais fait quelque chose d'exceptionnel  et que bientôt, on allait me demander quelque chose.
 
Je demandais quoi ?
L'une d'elle me répondit : d'offrir le sacrifice ultime, que j'étais prêt à faire quelque chose d'encore  plus valorisant. Que je partirai après un saint qui vit à New York et que ce serait un honneur.

Je lui répondais qu'il était trop tôt et que j'avais des parents qui comptaient sur moi. Et qu'est-ce que je gagnerai ?

-Tu seras avec nous, m'a-t-elle répondu.
 
 
 
 
A mon réveil, je crois avoir vécu ce que me jesus a ressenti quand on lui a demandé la même chose.
 
Mon coeur s'est suspendu, j'étais miné et le sentiment d'impuissance m'envahissait petit à petit. Le courage s'éteignait petit à petit en moi et je sentais mon âme s'abandonner petit à petit à la suprematie des êtres désincarnés. Les esprits étaient les plus forts, ils savaient ce qui était bien pour nous,  et moi bout d'homme ne pouvait pas échapper à leur toute puissance spirituelle.
 
Je relâchais mes membres et fermais les yeux . Mais subitement  la voix de la liberté  tonna et se propageat jusque dans les nuages au petit matin.
 
La nuit suivante un échafouré a eu lieu et une voix me sommait d'obéir. C'était en 2004. Depuis ce jour, une nouvelle course a commencée.
 
Je pense qu'à partir de ce moment, la fraternité blanche a pris ses précautions et laisser le champ à ses partenaires ( extra-terrestres, adeptes du new age, chrétiens intégristes, etc.).
 
Je me trompe peut-être mais ils essayent encore de me toucher par l'intermediaire de partenaire, tel un certain krillon ou crayon. Un bonhomme qui finit toutes ses discussions en parade : en affichant "Knight of Light" en lettre métallique, une épée auréolée, centrée et pointant vers le haut, bref : un artiste !
 
A sa visite et à cause des visions qu'ils me faisaient parcourir pour me faire croire que j'avais toujours ce que je désirais, je lui ai posé une question pour en savoir un peu plus sur lui. La meilleure méthode pour identifier leurs intentions altruistes ou intéressées étant encore de leur poser des questions.
 
-Est-ce que tu crois que dieu existe ?
-Oui il existe m'a-t-il répondu en regardant les étoiles comme s'il parlait d'une quête interminable.
 
J'avais compris où il voulait en venir et avec qui il travaillait. Je tentais de lui expliquer gentilment ce que j'en pensais, mais monsieur semblait exasperé ou pressé et disparu en m'interrompant.
 
Malgré tout, la dernière étape consistait à une sorte de célébration, où ils chantaient que dieu leur avait donné un élu.
 
L'idée était de faire comme si de rien n'était et de tester mes véritables intentions : ils s'agissait peut-être d'un caprice que quelques visions suffiraient à calmer. On me bombardait de visions merveilleuses et de scènes de célébrations lithurgiques en compagnie d'amis que je connais à l'état de veille.
 
Mais déjà, je commençais à tester les frontières de ces illusions visuelle et auditive, la consistance de ces visions plus ou moins cohérentes et qui débutent toujours de la même manière : une fenêtre, un ami, un miracle, une cacophonie visuelle etc. Je voulais toucher les instigateurs de ces mises en scènes et leur dire face à face ce que je pensais de tout ce cirque.
 
Le plus sage d'entre eux allait anticiper et répondre à mes questions.
 
 
 

Je me suis "réveillé dans mon sommeil" près d'un porte avion où Peter Pan , un de mes héros de cinema, étais pris au piège d'une bande de marins. je m'envolais à son secours. Je rossais ses agresseurs et je le portais jusque sur la rive. Arrivés sur la rive il changeat brusquement d'apparence et se dit être jesus en personne.
 
Je l'avais déjà rencontré dans un moment où il m'enseignait quelques tours de passe passe, sur la manière de canaliser l'énergie par le don manuelle : offrir un objet avec la main permet de canaliser de l'énergie davantage que par télékinésie.
 
C'est dans une ambiance de crépuscule qu'il m'expliqua pourquoi on m'avait proposé le sacrifice ultime. ses propos étaient intriguants et une musique mélancolique aux sonorités orientales résonnait dans les airs. je le reconnais toujours  à cette musique un brin mélancolique et à l'emprunte qu'il laisse à mon contact, comme tous les êtres qui m'approchent dans mon sommeil :
 
un avatar , un portrait représentatif de l'individu qui apparaît nettement  dans l'obscurité de mes paupières si je garde les yeux fermé à mon réveil, juste après le contact. Je ne sais pas expliquer ce phénomène, mais  son avatar ressemblait  assez  à une image qui traîne sur certains sites ésotériques.
 
Sauf que cette fois, il était venu sans auréole et arrière plan éclairé. Il avait la voix douce mais légèrement caverneuse.
 
D'après lui nous serions de la même lignée d'origine juive. Un des enfants nés un peu après lui dans sa famille élargie.
 
Apparement pour les membres de son cercle, son sacrifice n'a pas été suffisant : 2000 ans avaient passés et l'hégémonie sentimentale et doctrinale auxquels ils avaient foi ne s'était toujours pas réalisée.
 
Pour les doyens, il fallait en sacrifier d'autres : des jeunes ayant reçu la même éducation juive de son époque, vivant dans des familles chrétiennes ou désireux de sortir des modes de vie contemporains.  
 
Mais ce qu'ils ignoraient c'est à quel point nous avions changé.
 
Je n'ai pas gobé son histoire de lien de parenté. car j'en avais déjà entendu de toutes les couleurs : tu viens de mars, tu viens du Gabon, je suis ton père, je suis ton épouse, etc. Personnellement je ne me souvenais d'absolument rien. Donc aucun d'entre eux n'étaient objectivement crédible.
 
Mais quand je lui ai demandé  :
 
-Quel intérêt pour un jeune du troisième millénaire ?
 
-...
 
(Silence).
 
Voici toute la différence entre  adeptes, initiés et maîtres. Tout le monde est appelé mais tout le monde n'est pas élu. Quelqu'un parmi les sympatisants ou les familles sympatisantes doit être sélectionné à cause de ses talents et formé à l'hermétisme des doyens.
 
Il bénéficie d'un savoir supplémentaire et devient membre officiel de la secte au terme d'une initiation démarrée à son insu et qui se clôture par le sacrifice ultime de son corps : gage de son obédience totale à la secte. Le candidat convaincu est acculé à sa fin en excitant les opposants  dans des arranguades publiques.
 
Ce sacrifice aurait des répercusions positives dans l'astral, annulant ainsi les images  résiduelles condensées dans l'astral : produit de nos penséés ou de notre histoire.
Cette vieille croyance est érronée car les conditions de sacrifice du candidat sont choquantes et inspirent des images d'horreur qui seront elles aussi enregistrées dans l'astral.
 
Dans l'astral le renouvellement des générations de doyens au sein même de la secte n'est pas à mon avis le pretexte principal pour recruter un membre.
Pour les doyens de ces sectes de l'astral, renouveler les héros et archétypes semble être une priorité plus important pour gagner toujours plus d'adeptes.
 
Une vision choquante excite en générale l'instabilité émotionnelle des foules, le sentiment d'injustice et une sympathie pour les victimes : en l'occurence la société ou la communauté à laquelle le défunt appartenait.
 
Le candidat est bien mort pour des idéologies humanistes  mais par qui cette mort a-t-elle été préméditée ?  Et dans quel but ?
 
Les récits de ces sacrifices héroîque empruns d'humanisme tendent aussi à renverser le motif objectif de la mort du héros en le remplaçant par un motif subjectif engageant ainsi  la responsabilité personnelle du prosélyte : il est mort pour toi : tu lui dois tout.
 
Dans le cas des religions les adeptes sont convaincus en véhiculant les doctrines semi-absolutistes de leurs doyens de travailler pour l'amour et la paix. Les conséquences matérielles sont positives car ils s'engagent bénévolement dans des associations humanitaires et prônent des valeurs adoucissantes comme le pardon  ou la compassion.
 
Pourtant plus le temps passe, une routine s'installe chez les adeptes. Les textes maint fois ressassés n'ont plus le même intérêt. Les jeunes se détournent  à cause de la  concurrence commerciale ou sectaire. L'idole ne reflète plus les modes en cours. Il porte une toge, au temps où tous les hommes sont en pantalon ou en short : il faut le relooker !
 
 
 
 
 

GUET- APENS
J'étais maintenant décidé à passer à l'action.
Ma mère promettait de prier pour m'aider mais ce que je découvrit dans mon sommeil, c'est qu'elle exitait plutôt des esprits intégristes de sa famille pour que je me convertisse.
 
Pour elle, se convertir à son christ sacrificateur était l'unique solution pour que cesse mes voyages nocturnes. Résultat, des individus extrêmement autoritaires venaient me harceler dans mon sommeil.
A travers de visions, ils me dissuadaient de continuer à me motiver et me plongeaient dans des scènes de la lithurgie chrétienne, ou me montraient en train de devenir fou ou mon corps entrain de fondre.
 
 
 
Parallèlement des gens se disant de ma famille,venaient récuperer la situation en tant qu'anti-christ.
 
Trop pressés ou obsédés, un soir ils s'acharnèrent sur moi pour que je sorte de mon corps avant même d'avoir atteint le stade de sommeil paradoxal.

Un individu étrange au visage rabougri et la voix étriquée me saisit ensuite et m'expliqua qu'il cherchait quelqu'un pour diffuser des informations importantes, sur ce qui s'était réellement passé il y a 2000 ans. Je lui répondais que s'il voulait, je contacterai un médium qui se préparera à l'accueillir mais le bonhomme pointa son doigt sur ma poitrine.
 
Je compris que c'étais moi qu'il  voulait, mais j'avais eu ma dose. Le chiffre 2000 me portait trop la poisse : je le tournais en ridicule quand des parents supposés se manifestèrent à leur tour :
 
-Tu n'a pas changé.
Je les remerciais du compliment et je les quittais. Ils me crièrent ensuite qu'ils étaient scandalisés par ma conduite. mais moi, je jettais  mon chapeau melon et déboutonnais ma chemise.
 
 Je n'ai jamais croisé et été confronté à autant de personnalités différentes en un temps aussi cours. C'est d'autant plus étonnant, que je semblais retrouver des contemporains d'aujourd'hui : des esprits qui nous rappellent étrangement un père trop autoritaire ou une fille gentille et amicale.  Derrière toutes ses personnalités mythiques ou ordinaires se profilait en réalité des êtres humains comme vous et moi.
 
D'autres personnages venaient me conseiller d'acheter des livres ésotériques, navrés que je ne voulais pas me laisser aimer. Deux  obsédés du business venaient me chanter "time is money" en choeur au démarrage de mon projet commercial.

Des prêtresses de la crètes antiques, voulaient m'initier aux paradis sexuel qui fonde toute leur philosophie depuis toujours.

Un "dieu" isolé venait se plaindre des hommes auprès de moi. Je lui répondais d'abord de se calmer et qu'il ne serait jamais notre père.

Une sorte de secte animée par une princesse me fit également passer un long et fastidieux test de recrutement : au bout d'un moment je comprenais et je les intérrompais en plein milieu pour poser des questions et leur rappeler que je n'étais pas candidat et qu'ils n'avaient pas mon autorisation .

Des extra-terrestres me demandaient de leur servir d'éclaireur, avant de survoler un jour nos autoroutes avec leurs vaisseaux polygonaux : Chop suey (non merci en chinois)  !

A ce stade, j'étais capable de les interpeller pour qu'ils arrêtent leur cinema et qu'on discute yeux dans les yeux. Je savais également comment dissoudre leurs visions pour  retourner en ligne directe dans mon corps le long d'une  trace électro-magnétique persistante. Le saut est parfois vertigineux mais la réintégration dans le corps est sûre et parfaitement amortie au moment de l'impact.
 
Je devenais plus hardi et je jouais de plus en plus avec la lumière pour me défendre. J'utilisais maintenant tous les moyens que la nature m'avait donnés pour me défendre dans n'importe quelle région de l'astral.
 
 
 
Je tentais de prendre des nouvelles de ma dernière petite amie en espérant admirer  à nouveau son visage et lui rendre justice. Mais un malentendu est intervenu après trois jours de communication : elle avait un petit ami et comme elle en parlait tout le temps je n'ai pas pu m'empêcher d'ironiser.
 
Malgré les critiques de ma mère à l'égard des scientifiques, je passais une nuit au laboratoire du sommeil de Paris. Eux au moins me posaient   des questions  sans conclure que je suis possédé par un autre esprit ou que je dois me convertir à el chadaî.
 
Mais pas d'anomalies dans les résultats. Mon médecin me conseilla alors un centre pédo-psychatriques en croyant comme la plupart de mes contemporains , que c'était  uniquement psychologique et passager. Mais les deux premièrs rendez-vous n'étaient pas encourageants.
 
Je décidais de compter davantage sur moi pour renverser la tendance. Nous sommes  en fin 2005. Les vacances d'été approchent et parallèlement dans l'astral, tout le monde s'organise. Pour la première fois depuis le début de mon aventure. Sans m'en douter j'allais faire face à une double pression, un véritable guet apens regroupant  une dizaine de personnages de l'astral et 7 êtres humains incarnés.

Ma destination : le Burundi petit pays d'Afrique centrale, à Bujumbura la capitale où ma mère oeuvre pour une commison de suivi pour la paix dans cette région et pour la secte d' el chadaï.
 
Sa maison, une résidence où on diffuse de la musique religieuse 24H /24. Pas un jour ne passait sans que ses confrères de prières viennent chercher le midi ou le souper en échange de quelques enseignements à ma mère sur la bible.
 
A table, ils passaient le plus claire de leur repas à prédir l'avenir de ceux qui ne croyaient pas en dieu  : leur avenir était bouché.
 
Ils aimaient se raconter aussi  les prouesses spirituelles qu'ils avaient réaliser récemment : leur fierté semblait être la conversion d'un jeune domestique, qui s'était rebellé contre l'autoritarisme de ma mère. Elle ne l'a pas congédié mais invité dans leur pièce de prière. Après un siège de trois jour, il s'agenouillait au milieu d'eux et s'inclinait devant ma mère : femme de prière et  irrésistible par la puissance du christ-dieu.
 
 
 
J'étais parti pour trois semaines de séjour. Avec moi les premiers jours à Bujumbura se passèrent sans accrochage majeur. Mais déjà dans mon sommeil avait démarrer un siège qui allait durer pendant un mois. Avec une periode cruciale de trois jour, où il fallait augmenter la fréquence de diffusion et la maintenir constante le jour et la nuit sur les deux plans.
 
Pour m'occuper en dehors des promenades touristiques, j'avais apporté mon portatif pour travailler et me connecter à internet. Un écouteur aussi et un casque anti-bruit pour changer un peu des cassettes propagandistes que jouait ma mère du matin au soir.
 
Puis est venu un confrère à ma mère. Un petit gabarit sec avec une bible qui me demanda si j'avais un moment pour faire connaissance avec lui. Ok : je lâche mon portatif et je vais m'assoeir avec lui. Je lui propose un peu d'eau et me présente , ce que je fais dans la vie, mes loisirs, mes projets.
 
 
-Et comment ça va dans ta vie.
-Très bien, mais vous : que faîtes-vous dans la vie ?
-J'ai un métier. Et je suis aussi un serviteur de dieu depuis tout petit. J'aimerai qu'on parle de dieu avec toi.
-J'ai moi-même lu la bible de la genèse à l'apocalypse quand j'étais plus petit. Je sais que c'est ma mère qui vous envoie, mais je n'ai pas envie de parler de la bible ou de dieu. Pourquoi ne pas parler de choses ordinaires ?
-D'accord mais est-ce que tu permets que je te lise un passage de la bible ?
-Merci mais j'ai dis  je n'en ai pas besoin et  je sais ce que vous voulez. Je ne vous connais pas. Commençons par des sujets plus ordinaires, voulez-vous ?
 
Sur son insistance. Je le laissais sur place et je retournais travailler. Il s'en allat ensuite dans la chambre de prière, suivi de ma mère, ma soeur, mon père et une autre amie. Ils étaient 5.
 
Moi, les écouteurs sur les oreilles, balançant la tête sur un rythme de Phil Collins (Another Day in Paradise), je codait un script pour mon site web.
 
 
 
Quand ils revinrent au salon., leur prière ne semblait pas être terminée : puisqu'ils avançaient lentement en levant  la main droite et en proférant tous à la fois des prières.
 
Je les ignorait mais les bruits semblèrent ensuite s'approcher de moi : je me retournais,
ils m'avaient encerclé. Et le petit gabarit sec m'appela par mon nom, puis me tendit la main sans rien ajouter. Je le regardais puis je tapotais ma tempe avec le doigt pour lui dire qu'il était complétement ****** !
 
Je continuais mon codage. Toujours dans mon dos, ils criaient maintenant de plus en plus fortement : sommant à satan de sortir de la maison. Je me sentais frileux car dans l'état où ils étaient, rien ne les empêchait de me saisir. Ma mère s'approcha après 15 minutes de cris inutiles.
 
-C'est fini me dit-elle. Crois en jesus et tout va s'arranger. Donne-nous une seconde chance.
-J'ai accepté ton aide auparavant, mais tu obligeais que je me convertisse. Et aujourd'hui tu te ligues avec des étrangers, pour intimider ton enfant.
-Pourquoi tu ne veux pas fléchir ?
-J'ai appris à me débrouiller. Non merci, et je la repoussais.
 
J'ajoutais que ce n'étais pas dans notre  mentalité et qu'ils valaient mieux qu'ils arrêtent.
Ma mère souriante, suggérait de ne pas m'écouter car il est  possédé.
 
Une pause s'instaura, le temps qu'un autre confrère rapplique. Débuta alors le soir une seconde séance qui allait durer toute la nuit. Je dormais dans une chambre perpendiculaire à leur pièce de prière. Impossible donc de dormir jusqu'à une heure du matin, avec la batterie de mon portatif à plat. On entendait des lamentations, des vociférations contre satan, des sommations où on me criait de me soumettre toute la nuit. Heureusement mon casque anti-bruit amortissait tout ce chahut.
 
Epuisé, durant mon sommeil m'attendaient les instigateurs de ce guet apens. Un vaisseau stationnait au dessus de la capitale et je fut saisi. On me fit visonner une carte du monde avec toutes les régions en guerre qui scintillaient.
Je compris tout de suite et sommais à l'auteur de stopper son illusion.
 
-Qu'est-ce que tu veux ?
Une voix de femme me répondit.
-Le monde est toujours en feu et j'attend que tu executes ta mission.
-Je ne suis pas à ton service. Si tu veux le changer, tu n'as qu'à t'incarner toi-même.
Le tournoi pouvait commencer.
 
 
 
 
Après une première nuit de confrontation violente, je me levais et j'allais au salon.
Mes parents revenaient d'une course avec leur instructeur biblique. Il me saluat... Je leur demandais s'il avaient terminer leur manège...
 
-Est-ce que c'est  une raison pour ne pas le saluer ?  retorqua ma mère.
 
Je les toisais du regard et je branchais mon portatif. Puis je me dirigeais vers ce monsieur  qui se faisait nourrir contre le fils aîné de la maison.
 
-Ce n'est pas dans notre mentalité de convertir les autres en les intimidant,  sous pretexte de vouloir les aider. Mes parents sont des intellectuels qui ont beaucoup lu et  voyagé : ils  savent que tes méthodes sont déjà révolues au troisième millénaire. Je te prie donc de cesser de les exiter ou de me sommer.
 
Il acquiéscait à chaque fin de phrase... 5 ans plus tôt, il serait reparti avec un oeuf de pigeon, une dent cassée et un oeil au beurre noir.
 
J'écrivais ensuite  une lettre de trois page à mon père, ma mère et ma soeur, en leur expliquant :
 
-que si ça s'était produit en France, c'est au commisariat de police que leurs amis auraient continué  à psalmaudier.
-comment ma mère continuait de travailler  pour ceux qui me voulaient  dans l'invisible , alors que c'est pour eux, mon père, mère et ma soeur que j'avais refusé le sacrifice ultime et malgrés toutes mes mise en garde.
 
J'allais prendre mes précautions.
 
 
Par Robert - Publié dans : exploration
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